Orientations de la revue
Périodicité :quatre numéros par an.
Le comité de rédaction regroupe des psychanalystes provenant
de toutes écoles ou groupes analytiques. Il fonctionne de manière
collégiale.
Composition des numéros
Chaque numéro
est coordonné par un membre du comité de rédaction.
Chaque numéro
contient un dossier thématique et une série de rubriques.
Chaque rubrique
est suivie par un membre du comité de rédaction
Domaines concernés par les textes
·
la clinique psychanalytique et de sa théorisation,
·
et tout ce qui est en rapport : l'anthropologie, la philosophie,
la sociologie, la psychologie, l'éducation, la médecine, la psychiatrie,
la littérature….
La revue publie
des textes relevant de courants cliniques et théoriques divers.
Tribune libre,
elle soutient les débats qui opposent ces courants, ou tâche de
relever les convergences qui les rapprochent.
Sélection des textes
Au moins un membre
du comité (hormis l'auteur) doit reconnaître l'intérêt et la valeur
du texte. Seul un vote unanime peut décider du rejet d'un texte.
Néanmoins la rédaction se réserve de publier des commentaires
ou d'introduire à un débat.
Les auteurs peuvent
adresser leurs textes par l'intermédiaire
du site
L'originalité
et l'esprit d'ouverture de la revue lui vient de son histoire
.
Revenons donc
aux sources…
Un peu d'histoire
La
revue a été fondé en 1969 par un petit groupe de travailleurs
du Centre Etienne Marcel à Paris.
Certains pionniers font encore partie de notre comité, comme Judith
Dupont, Madeleine Casanova (collaboratrice) et Bernard This. Le
nom de la revue lui vint
de celui d'une rue proche du Centre Etienne Marcel, qui amusait
les fondateurs ("le coquet-rond", etc…).
Rappelons
que le Centre Etienne Marcel avait fondé le premier Hôpital de
Jour pour adolescents (dont le directeur médical était Jean-Luc
Donnet) et que Françoise Dolto y créa, sur le CMPP alors dirigé
par Bernard This , une consultation pour les tout-petits accompagnés
de leurs parents. La revue naquit donc dans le berceau de la clinique.
D'abord
interne au Centre Etienne Marcel, elle fut rapidement diffusée
à l'extérieur. Le comité de rédaction s'étoffa de nouveaux membres,
essentiellement des psychanalystes provenant bientôt des quatre grandes formations
analytiques : la SPP, l'APF, le Quatrième Groupe et l'Ecole
Freudienne. La revue devenait indépendante du Centre de soins
mais garda avec lui des liens privilégiés. Jacques Dupont assura
jusqu'en 2001 l'impression de la revue, lui permettant de dépasser
les périodes déficitaires, alors que des auteurs de renom donnaient
leurs textes à titre gracieux: Pierre Benoit (ex-membre du Comité
de rédaction), Christophe Dejours (ex-membre du Comité de rédaction),
Françoise Dolto, Jean-Luc Donnet, François Gantheret, Georges-Arthur
Goldshmidt, Jacques Lacan, Maud Mannoni, Bernard This (membre
du comité de rédaction) , Pierre Sabourin (collaborateur de la
revue) , Alain Didier Weill, etc… Ainsi prit forme l'aspect "tribune
libre" de la revue. De là des principes empiriques de liberté
rédactionnelle qui ont perdurés
D'autres
éléments lui donnèrent son cachet original.
Disposant d'un comité de rédaction polyglotte, la revue
s'est spécialisée dans la publication de traductions (depuis l'allemand, le
hongrois, l'anglais, le néerlandais…): ainsi furent publiés deux
inédits de Freud, des articles de Ferenczi, avant leur parution
dans les Œuvres Complètes, ainsi que des articles
de Michael Balint, Mélanie Klein, Masud Khan, Lorand, Sterba,
Fodor, Greenson, Grubrich-Simitis, Nebes, Binét, Vicar, Hermann,
les Œuvres Complètes d'Alice Balint, etc… Le
courant "hongrois" de la psychanalyse y fut remarquablement
représenté.
La revue ne négligea pas
les questions de soins en institution et l'articulation de la
psychanalyse aux problèmes sociaux: outre la réflexion
sur la pédagogie institutionnelle inspirée par le Centre Etienne
Marcel, elle publia par exemple l'œuvre antipsychiatrique de Hollos
(Mes adieux à la Maison
Jaune), diffusa l'œuvre de la pouponnière modèle de Loczi
(Budapest), mais aussi largement l'expérience des "Maisons
Vertes" inspirées par Françoise Dolto, publia les principes
de l'haptonomie, réfléchit aux donnes nouvelles de l'adoption,
au sort des enfants placés, et consacra de nombreux numéros à
l'analyse des causes et des conséquences du racisme.
Le Coq-Héron peut être amené à publier des œuvres
littéraires lorsqu'elles paraissent entretenir un rapport
particulier à la psychanalyse: ainsi fut publiée la pièce de théâtre
d'Alain Didier-Weill Les trois cases blanches, et le Groupe
de traduction du Coq Héron a traduit le roman de Carl Spiteller
Imago (qui a enthousiasmé Freud et valut
son titre à une des premières revues de psychanalyse) dont la
revue a présenté les bonnes feuilles. La version complète a parue
aux Editions Navarin.
Le groupe de traduction du Coq-Héron, né de la rédaction
puis augmenté de quelques membres extérieurs, a traduit par ailleurs
de nombreux ouvrages: le Tome IV des Oeuvres Complètes de Ferenczi,
son Journal Clinique, la Correspondance Ferenczi-Groddeck, pour
les Editions Payot, ainsi que la Correspondance Freud-Ferenczi.
La revue a donc consacré une part importante de son activité
à l'histoire de la psychanalyse, si l'on songe notamment
à l'histoire de la psychanalyse hongroise ou à la transmission
de l'œuvre de Françoise Dolto.
Afin de fournir aux lecteurs une base de donnée facilitant
les recherches d'articles, la revue s'est dotée d'un premier site
web en 1997. Le site est en restauration, avec sa base
de données, et les membres du comité de rédaction tâcheront d'animer
ce site de manière plus collective.
Le Coq-Héron est édité par érès
depuis Janvier 2002.
Judith Dupont, fondatrice de la revue.